samedi 6 octobre 2007
Evasion littéraire
Au fond du canapé je lisais :
_" Ma tendre chérie ". C'est ainsi que Billy Sweeney s'adresse à sa
fille violée dans une station-service et depuis lors plongée dans le
coma. Dans une longue lettre passionnée et mélancolique, il lui raconte
son histoire et comment il a cherché à se venger de son agresseur. Joseph O'Connor a l'œil pour saisir l'absurde de la vie quotidienne, et
l'oreille pour capter le comique dans les propos les plus banals ; il
le démontre dans cette renversante ode à la fragilité humaine._
Après j'ai enchaîné avec 2 livres légers et plein d'humour, des livres de l'été que je n'avais pas pris le temps de lire cet été. D'abord :
Le musée de l'homme ou le fabuleux déclin de l'empire masculin de David Abiker.
_Manuel de lâcheté conjugale, traité de puériculture déjanté, livre noir
de la société maternante, lettre d'amour tachée de gras, bible du père
martyr, cahier de tendances pour homme-parasite, pamphlet lubrique et
séditieux... Le musée de l'homme est tout cela à la fois. Dans ce récit
hilarant, l'auteur, un jeune père de famille déjà fatigué, cède la
place et les commandes aux femmes de sa vie avec un masochisme et une
jubilation d'une lucidité déconcertante._
Ensuite :

_Vatanen est journaliste à Helsinki. Alors qu'il revient de la campagne,
un dimanche soir de juin, avec un ami, ce dernier heurte un lièvre sur
la route. Vatanen descend de voiture et s'enfonce dans les fourrés. Il
récupère le lièvre blessé, lui fabrique une grossière attelle et
s'enfonce délibérément dans la nature. Ce roman-culte dans les pays
nordiques conte les multiples et extravagantes aventures de Vatanen
remontant au fil des saisons vers le cercle polaire avec son lièvre
fétiche en guise de sésame. Il invente un genre : le roman d'humour
écologique._
Ce roman a été adapté au cinéma avec Christophe Lambert ... mouaif ! !
Revennons aux valeurs sûres :
Aaaahhhh ! MURAKAMI ! ! !
_Kafka Tamura, quinze ans, s'enfuit de sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. De l'autre côté de l'archipel, Nakata, un vieil homme amnésique décide lui aussi de prendre la route. Leurs deux destinées s'entremêlent pour devenir le miroir l'une de l'autre tandis que, sur leur chemin, la réalité bruisse d'un murmure enchanteur. Les forêts se peuplent de soldats échappés de la dernière guerre, les poissons tombent du ciel et les prostituées se mettent à lire Hegel. Conte initiatique du XXIe siècle, Kafka sur le rivage nous plonge dans une odyssée moderne et onirique au cœur du Japon contemporain._
Effectivement, l'histoire raconte ça mais c'est tellement réducteur par rapport au monde qu'Haruki Murakami créé dans ce roman. Je m'y suis plongée avec déléctation et je ne voulais que jamais ça ne termine. Tiens je n'ai qu'à le relire ... plus tard ... d'autres livres m'attendaient sur l'étagère.
Notamment Les Chutes. 
Dans la librairie, j'ai de suite su que c'était un livre pour moi, mais arrivée à la maison, je l'ai longtemps regardé avec crainte avant de me plonger dedans ... peut-être le vertige des "Chutes" du Niagara me faisaient reculer ...
_Au matin de sa nuit de noces, Ariah Littrell découvre que son époux
s'est jeté dans Les chutes du Niagara. Durant sept jours et sept nuits,
elle erre au bord du gouffre, à la recherche de son destin brisé. Celle
que L'on surnomme désormais " la Veuve blanche des Chutes " attire
pourtant l'attention d'un brillant avocat. Une passion aussi improbable
qu'absolue les entraîne, mais La malédiction rôde...
Ariah est une de ces quelques héroïnes de roman qu'il est difficile
d'oublier. Dans sa minutieuse complexité, elle s'anime devant nous
comme un être réel. Les "chutes", celles du Niagara et celles de
quelques-uns des personnages, grondent en arrière-plan de son histoire
tragique et profonde ainsi que celle de sa famille dans un monde
dépeint avec une lucidité amère et mordante._
Après ça Cricri a débarqué avec une BD, Pffff je respire un peu d'air léger et plein d'humour :
Guy Delisle, animateur de dessin animé part en Corée du Nord suivre la progression de son travail et nous livre quelques informations sur la vie quotidienne d'un des pays les plus secrets et les plus fermés du monde.
On reste bouche-bée, heureusement que la poésie et l'humour de Guy Delisle dénonce sans masquer ni adoucir la réalité du régime nord coréen.

Et maintenant, je m'endors chaque soir sur 3 ou 4 des 500 portraits de Microfictions. Ceci explique peut-être mon humeur ronchonne du moment ... à méditer ! !
_Chaque chronique nous plonge dans un univers différent, qui peut surprendre, déranger, faire sourire, ou qu'on peut aussi détester. Dans ce cas, l'avantage, c'est que ça ne dure qu'une page et demie. Ce livre est un regard sans pitié sur la nature humaine dans ce qu'elle peut avoir de plus dur, de plus pervers ou d'avilissant. Les défauts sont décrits jusqu'à leur paroxisme, les personnages sont de ceux qu'on ne connait pas... et pourtant il doit y en avoir parmis eux qui trainent autour de nous._
Tous les textes placés entre _ sont des citations du site amazon.fr
Commentaires
on a des goûts communs :-)
J’avais entendu parler du « Le musée de l'homme ou le fabuleux déclin de l'empire masculin de David Abiker. » et finalement je vais l’acheter.
Paasalina, j’ai lu un livre de lui et avec tes conclusions. Bof il y pleins d’autres auteurs
Murakami, quelle découverte – comme tu le dis « l'histoire raconte ça mais c'est tellement réducteur par rapport au monde qu'Haruki Murakami »
Oates, sur la liste
Microfictions. Connaît pas
ah voui en effet, tu avais du pain sur la planche !
je suis comme toi, je lis sans discontinuer en ce moment !bise
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